Réflexion sur le caca

Les gens se parfument pour couvrir l’odeur de leur merde. Cette odeur qui les suit partout, forcément, parce qu’elle leur colle au cul. Le caca, c’est tabou. On a honte de ce qui sort de nos corps, mais pas de ce qu’on y met. Il s’agit bien de la même chose pourtant. Plus ou moins.

Bon d’accord, en général ça pue, c’est salissant et ça n’a pas une texture des plus agréables. Quand bien même, le caca est un excellent indicateur de santé. À tort, beaucoup refuse d’en parler. A-t-on honte d’avouer que l’on est malade ? De nos jours, et j’en ai vus des plus lumineux, j’ai l’impression qu’on fuit la santé, voire qu’on a peur de fournir des efforts pour la retrouver.

« Faut bien mourir de quelque chose », entend-on (trop) souvent.

Le pire dans tout cela, c’est que beaucoup d’entre nous ne savons même pas que nous sommes malades. On avance à reculons, on marche tels des zombies, on accomplit nos tâches indésirables, on ne réfléchit pas et on prend nos cachets comme si de rien n’était. On soulage la migraine, on solidifie les diarrhées. Pour ça, la médecine moderne est une championne : elle sait très bien atténuer les symptômes. Or, le symptôme n’est pas la maladie. Tout aussi bien que l’absence de symptômes ne signifie pas nécessairement la santé. Qu’on se le dise.

Patrick Verdu

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